La joie est éphémère.
La tristesse aussi.
Seul l'instabilité persiste chez moi...
Sentier moucheté de coqueliots rouges,
Drapé de brume.
La folie s'empare de moi. Je deviens autre tout en étant moi-même. Plus rien n'a d'importance, seul compte ma logique...
Et je fais ce qui est.
Hantée par ces oiseaux noirs, qui la nuit m'observent et ne me quittent jamais du regard.
C'est une distortion de mes pensées, mais cette distortion est réelle...
...QUI dois-je croire ?
Je fais comme font les autres. Je marche dans la rue avec un but qui n'est pas le mien. Que ce passerait-il si pour une fois, rien qu'UNE fois, je me suivais ? Je re-passerais sur mes pas, j'effacerais ce mensonge énorme qui vous fait tous penser que je suis celle que vous croyez.
Mais je ne me connais pas toutes moi-même.
Enfermez-moi, ne me livrez plus au masque qui se pose sur mon visage quand vous passez la porte.
Seule je me sens vraie.
Enfermez-moi loin de mon hypocrisie.
Je fais du théâtre.
Je me donne un rôle, encore un AUTRE être qui fait partie de moi jusqu'à ma chair.
Jusqu'à ce qu'enfin je nous trouve, je nous accepte, et ce que tout moi pense avec.
Je ne me compte plus. Je n'ai jamais su me compter, je me juge de mille et unes façons.
C'est quelque part ce sourire édenté de folie.
Cette inconscience que je veux me laisser surpasser. Vous m'en empêchez tous. Vous vous y empêchez.
Dieu en a voulu ainsi ?
Cette attirance.
Ce désir.
Toujours qui persiste.
Je veux être folle pour être moi.
Qui veut me compter ?
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